Porc plein air

Quelques explications sur notre tout petit élevage de porcs :

Par choix personnel, nous ne consommons plus de viande dont nous ne vérifions pas les conditions d’élevage et d’abattage. Cela va donc se limiter à notre propre production (porc et poulet), et du troc avec des éleveurs voisins notamment en bœuf et en agneau.

Nous avons découvert que les labels, même en France (labels rouges, bio…) ne sont pas toujours garants de qualité d’élevage dans le respect des animaux.

En plein essor, la filière de la viande bio par exemple met en avant un meilleur traitement des animaux. Si le cahier des charges garantit quelques progrès, les mutilations, les espaces réduits et la douleur des bêtes restent monnaie courante.

Par exemple, la taille des «parcours d’extérieur» des animaux ne fait pas rêver. Ainsi, un porc de 120 kg a droit à une «aire d’exercice» minimum de 1,2 mètre carré. Un porc de 50 kg peut prétendre à 0,6 mètre carré. A l’intérieur de l’élevage, un porc de 120 kg se voit attribuer une surface minimum de 1,5 mètre carré, et son congénère de 50 kg, à nouveau la moitié. En moyenne, un cochon bio à l’engraissement a accès à 2,3 mètres carrés, contre 1 mètre carré, voire moins, en élevage conventionnel.

Il faut savoir que comme toutes les viandes, celle de porc en particulier aura des qualités nutritives et gustatives directement proportionnelles au niveau de bien-être de l’animal, et ce pour une multitude de raisons mesurables scientifiquement qu’il serait trop long d’évoquer. Nous nous sommes personnellement rendu compte que nous n’avions en fait jamais goûté de viande de « porc heureux ». Lorsque nous l’avons découvert, nous avions l’impression que ce que ce n’était pas la même viande.

Nous consommons peu de viande d’une manière générale, mais l’accueil de 6 porcelets à la ferme nous a paru une évidence au vu de l’espace que nous avons la chance d’avoir, et des conditions d’élevage optimum que nous avons à leur offrir.

Les cochons chez nous sont élevés sur des terrains mixtes prairies/forêt, bénéficient d’un grand abri en bois, de nourriture diverse, et bien sûr sans aucun apport d’hormones ni antibiotiques !

Cela nous permet de nous autofinancer, tout en élargissant localement l’offre de produits d’exception, récompense d’un travail quotidien qui s’inscrit toujours sur du long terme. Nous n’avons que 2 lots maximum par an, et souhaitons donc rester sur cette toute petite échelle.

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